Editions la Vague verte

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Histoire & Terroirs : Picardie / Nord / Normandie

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Textes d'inspiration locale ou auteurs régionaux...


Plusieurs titres du même auteur :
Jean de Poutrincourt
Biencourt
Roberval




JEAN DE POUTRINCOURT
Aventurier picard en Acadie

Jean-Claude Collard

15 x 22 cm - Photos - ISBN 978.2.913924.84.0
206 pages avec documents N/B, cartes, photos, illustrations - Essai - 23 €  21.85 €








Lorsqu’on évoque l’installation des Français au Canada au début du XVIIe siècle, immanquablement les noms de Québec et de Champlain surgissent de nos souvenirs.
A un degré moindre ceux de Du Gua et de Pont-Gravé...
Curieusement, notre mémoire collective est frappée d’amnésie lorsqu’il s’agit de Poutrincourt... oublié... inconnu...
Et pourtant Jean de Poutrincourt, seigneur picard du Vimeu, fonda et développa en 1606 avec la bénédiction d’Henri IV la première colonie permanente de la Nouvelle-France : Port-Royal en Acadie.
C’est lui le premier qui fixa définitivement des Français en Amérique septentrionale. Lui qui introduisit un mode de colonisation basé sur l’exploitation de la terre et non celle des Indiens : il fit lever, de l’autre côté de l’Atlantique, les premières digues pour isoler des «bas-champs » et les mettre en culture; lui qui fit construire le premier moulin à eau du Canada. C’est pour lui que fut réalisée en
novembre 1606 la première manifestation culturelle de l’Amérique du Nord : « le Théâtre de Neptune». C’est lui qui fit baptiser en 1610 les premiers Indiens de la Nouvelle-France. Il découvrit, explora et fit cartographier par Champlain toute la côte Est de l’Amérique du Nord depuis la baie Française (actuelle baie de Fundy) jusqu’au Sud du cap Blanc (actuel cap Cod) à une trentaine de lieues de Manhattan.
Pourquoi un tel oubli ? Son passé de capitaine ligueur ? Ses démêlés avec les Jésuites et la rivalité entre ses actionnaires catholiques et réformés ? La voracité coloniale des Anglais ? Sa mort étrange à Méry-sur-Seine ? Tout cela a peut-être contribué à mettre au «placard de l’Histoire» ce personnage « atypique », dérangeant pour la « pensée unique » !
Il est grand temps, à l’instar d’Adrien Huguet en 1932, de le faire sortir de l’oubli pour lui redonner toute la place qu’il mérite au Panthéon des fondateurs du Canada français, à côté d’un Cartier, d’un Champlain, d’un Du Gua ou d’un Pont-Gravé.

C’est la vie de cet intrépide Picard que Jean-Claude Collard retrace en s’appuyant sur les faits authentiques rapportés dans les écrits de trois contemporains de Jean de Poutrincourt : Champlain, Lescarbot et le père jésuite Biard qui l’ont suivi dans toutes ses aventures.


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BIENCOURT
Les aventures d'un Picard pionnier en Nouvelle-France

Jean-Claude Collard

15 x 21 cm - 226 pages - Nombreuses Illustrations - ISBN 978.2.35637.044.0 - 21 €  19.95 €








Abandonnée pendant les guerres de religion de la seconde moitié du XVIesiècle, la conquête par la France de l’Amérique septentrionale connut un regain de gloire sous le règne d’Henri IV.
En quelques années une Nouvelle-France se développa à partir de deux solides points d’ancrage qui fixèrent définitivement la présence française. L’un en Acadie, avec la création en 1606 du premier établissement français pérenne d’Amérique : Port-Royal. L’autre, au Canada, en 1608 sur les rives du Saint-Laurent : Québec.
Dans notre mémoire collective, Québec reste l’œuvre incontestée de Samuel de Champlain mais on se souvient peu de Port-Royal et encore moins de ses fondateurs : Jean de Poutrincourt et son fils Charles de Biencourt.
Ces Picards d’origine prirent le risque d’engager leurs biens et leur vie dans une entreprise incertaine.  
Comme Sully avait convaincu le roi de ne pas participer financièrement à ces expéditions lointaines, Henri IV se limita à encourager ces aventuriers en leur octroyant, par lettres patentes, des titres honorifiques et des privilèges souvent aléatoires…  
En contrepartie le souverain exigea d’eux d’emmener des missionnaires jésuites pour assurer la conversion des peuplades indiennes à la religion catholique.
Nos intrépides découvreurs projetaient d’installer au-delà une riche colonie agricole organisée sur le modèle féodal et dont ils seraient les seigneurs.
Chaque voyage outre-atlantique coûtait cher : la seule fortune personnelle des Biencourt-Poutrincourt n’aurait pas suffi pour réaliser leur rêve. Aussi durent-ils se transformer en hommes d’affaires en s’associant à des marchands dans des compagnies commerciales dont les profits proviendraient du trafic des peaux de castor et de la pêche à la morue.
Quant aux candidats à l’exil désireux de se fixer en Acadie, ils ne furent guère nombreux dans les débuts et il fallut aux Picards beaucoup d’abnégation et de persévérance pour réussir à construire leur colonie.
Dans un premier essai* Jean-Claude Collard s’est attaché à suivre les aventures de Jean de Poutrincourt ; dans ce second ouvrage, il nous invite à partager la courte mais passionnante vie de Charles de Biencourt dont la bravoure ne fait pas mentir le vieil adage latin : « Qualis pater, talis filius ».

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ROBERVAL
Petit roi du Vimeu - Premier vice-roi du Canada

Jean-Claude Collard

Format 14.5 x 21 cm - ISBN 978.2.35637.001.3
184 pages documents N/B, cartes, photos, illustrations - Essai - 20 €  19 €








Roberval… dans notre mémoire ce nom reste associé à la célèbre balance à deux plateaux et au physicien du XVIIe siècle qui l’inventa : Gilles Personne.
À son nom il ajouta le lieu de sa naissance : Roberval, près de Senlis.
Pourtant, un siècle plus tôt, un autre Roberval se signalait avec Jacques Cartier dans la première tentative de fondation d’une colonie française au Canada, sur les rives du Saint-Laurent : c’était au début des années 1540 pendant le règne du roi chevalier François Ier.  Ce Roberval-là se nommait Jean-François de la Rocque et il était le seigneur du château de Roberval et des terres alentour.
Jean-François de la Rocque de Roberval, malgré son adhésion à la Réforme, fut le protégé de François Ier, qui le surnommait à l’occasion : « le petit roi de Vimeu ».
Le roi de France, profitant de quelques trêves dans son incessante lutte contre le puissant Charles Quint, se décida à prendre sa part dans la conquête du Nouveau Monde. 
Officiellement il s’agissait de convertir les peuplades indiennes au christianisme. Plus prosaïquement, François Ier espérait trouver, tout comme les Espagnols, un « el dorado » dont les richesses abonderaient les caisses royales vidées par les guerres. La découverte d’un passage plus septentrional vers la Chine était un autre objectif de cette entreprise. 
Une puissante expédition fut organisée dès 1540. C’est à Jean-François de la Rocque de Roberval qu’en fut confié le commandement, avec le titre de vice-roi du Canada. Cartier, qui pourtant s’était illustré quelques années plus tôt dans la découverte du golfe du Saint-Laurent et du Canada, ne fut nommé que second dans cette aventure. Le Malouin en ressentit une profonde injustice. Les deux hommes ne s’accordèrent pas et l’implantation de la colonie à Franciroy, sur les rives du Saint-Laurent, échoua en 1543. Soixante-cinq ans plus tard, à quelques lieues de là, Champlain fondait avec succès Québec.  
C’est l’histoire de ce petit roi du Vimeu, le premier vice-roi du Canada que Jean-Claude Collard développe dans cet essai, en s’appuyant sur de nombreux textes et documents de l’époque.