Editions la Vague verte

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Histoire & Terroirs : Picardie / Nord / Normandie

- Romans / Récits / Nouvelles / Poésies -

Textes d'inspiration locale ou auteurs régionaux...



Plusieurs titres du même auteur :
Les douze parfums de Julia
Dans la chemise d'Aragon
Carrefour de l'Europe
Théo, poème




LES DOUZE PARFUMS DE JULIA


Frédéric Manon (Jean-Louis Rambour)

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PRIX DU LIVRE DE PICARDIE
CLUB DE LECTEURS 2001
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14 x 21 cm - 188 pages - Roman - ISBN 978.2.913924.00.0 - 16.77 €  15.93 €

Sur le terrain glissant du retour à l’enfance, peu réussissent de grandes œuvres. Il y a Jean Rouaud, dont la méthode consiste à accumuler faits et détails et à les couler dans des romans polyphoniques. On peut citer aussi Pierre Bergounioux qui, à partir de quelques images fortes de son passé, sertit une méditation infinie.
L’écriture des Douze parfums de Julia se situe, volontairement ou non, dans l’entre-deux. Avec elle, on quitte la litote poétique et on prend le parti de jouer cartes sur table, hors trucage.
Frédéric Manon accentue certains "riens" révélateurs, de petites bricoles essentielles (comme la stalactite de la fontaine, la kermesse tombée en désuétude, le gilet de Julia, les douze parfums de la fête) : c’est le chemin de la simplicité vers la profondeur.

« On aime ce texte tel quel, on fraternise avec la démarche de l’auteur et surtout avec sa revendication sous-jacente, permanente : c’est de là que je viens et j’en suis fier. »  - P. Tréfois

« Jean-Louis Rambour ne triche pas avec les souvenirs. Il porte un regard aigu sur le monde et sur les agissements des uns et des autres. » - Liberté-Hebdo.


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DANS LA CHEMISE D’ARAGON

Un roman où Péronne joue à cache-cache
avec l’Histoire...


Jean-Louis Rambour

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PRIX DU LIVRE DE PICARDIE 2003
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14 x 21 cm - 170 pages - Roman - ISBN 978.2.913924.35.2 - 17 €  16.15 €


Le grand, le vrai débat du siècle écoulé ressemble à cet enterrement où l’on rit beaucoup, où l’on crie, chante et pleure, et qui est pourtant le nôtre, celui de personnages que nous avons connus, les gros bras du Parti et le jeune intello, le maire d’une petite commune et l’ouvrière de la lainière, la bibliothécaire et la Piaf du bistrot. Cet héroïque petit monde pète les plombs et se demande, entre deux vanités électorales, s’il a réellement existé. La faute à ses héros, Maïakovski, Aragon, Char, Alberti, Rostropovitch, Picabia ? La faute à Barbusse, la faute à Hugo ? L’histoire très locale croise ces figures mythiques, masques de cire qui porteraient nos rides, et l’épouvantable histoire de la planète. Mais à cœur lourd, roman léger, rythmé. Epopées et massacres défilent, vus à travers une chemise de soie. Ainsi vont et viennent les spectres.
Ce n’est pas tous les jours qu’on les rencontre l’œil aussi vif et lucide qu’en ce roman, dont il faut saisir comme une chance le miroir tendu, et même la main, avec sa confiance dans la jeunesse du monde.

« Jean-Louis Rambour narre avec talent la chronique désenchantée d’une sous-préfecture qui ressemble à Péronne ». - Pays du Nord


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CARREFOUR DE L'EUROPE

Jean-Louis Rambour

14 x 21 cm - 180 pages  - Roman - ISBN 2.913924.61.1 - 17.50 €  16.63 €

Cette comédie met en scène une chaise que chevauche un vieillard, "observateur scrupuleux du vide", c'est-à-dire du public et du lieu, du temps, de l'action, dont l'unité serait la vacuité. Des bombes ont rasé le paysage, les trous de mémoire sont bouchés, les repères effacés, les noms de lieux raturés, par l'autoroute, la ligne T.G.V., peut-être bientôt l'aéroport, et les discours du député: le Progrès, l'Avenir… La scène, c'est l'Europe, dont le centre, un carrefour, est occupé par un abribus. S'y arrêtent V.T.T., booster, 125. Baisers volés version Akhenaton. Sur les parois, ce n'est pas Lascaux. A l'anonymat du mobilier urbain dont les enfants sont aussi ceux du rock, de la télé, de la pub, répondent les affiches du minitel rose et des candidats aux élections. Mais les figurants rêvent de laisser une trace, de passer au Vingt heures. Ils ont gravé leur nom sur la colonne d'un cloître, loin d'ici, ou ils voyagent sur un guide vert, les odeurs de port d'un parking, un billet pour l'Egypte, des livres.
Comment se faire des ailes ? Question de romancier un peu sociologue des " gens de peu " comme Pierre Sansot, un peu historien du paysage, mais surtout conteur d'anecdotes qui enveloppent la parabole comme le quotidien la légende, un conteur aussi présent et familier que ses personnages le seront à ses lecteurs quand tous monteront sur scène pour une folle parade finale. - François Huglo.


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THÉO
Poème


Préface de Pierre Garnier

14 x 21 cm - 74 pages - ISBN 978.2.913924.66.6 - Poésie - 8.00  7.60 €


Jean-Louis Rambour n'écrit pas comme tout le monde des poèmes simples. Il a toujours un angle d'attaque à lui, bien personnel.
Théo, c'est le prénom de son grand-père, mort en 1916, à 33 ans. Ce long poème poignant d'un bout à l'autre, par la colère rentrée, le ton grinçant, l'ironie enchâssée de tendresse, fait comme un pont de chair entre le début et la fin du siècle, entre Théo et Jean-Louis, et Jean-Louis et son fils François. Jean-Louis va en quête du grand-père inconnu : un médaillon retrouvé parmi 60 cartons comme par un archéologue, une photo, quelques papiers officiels, une lettre ou deux, un souvenir en redite, une tombe anonyme. Et cette révolte du poète qui court, qui couve, qui gronde sans jamais exploser et qui fait mal comme un éclat d'obus dans notre tête de nanti du troisième millénaire, spectateur des autres guerres sur CNN.
Un livre émouvant, terrible. La guerre préférée de Brassens, cette boucherie qui nous fait toujours dresser les cheveux, et Théo, le bûcheron abattu parmi le million et demi de morts, comme le symbole du sacrifice. A quoi bon?
Un livre bouleversant. Jean-Louis Rambour n'écrit pas comme tout le monde des poèmes simples. - Jacques Morin

Théo a fait l'objet de nombreuses lectures publiques en France et en Belgique et d'une adaptation théâtrale.